
En résumé :
- Identifiez précisément qui sont les enchérisseurs sur votre nom de marque grâce au rapport « Auction Insights ».
- Fortifiez votre position en achetant systématiquement votre propre marque pour occuper l’espace et baisser le coût de protection.
- Utilisez des listes de mots-clés à exclure et un ciblage géographique inversé pour bloquer les clics non pertinents et la veille concurrentielle.
- Optimisez votre fiche Google Business Profile pour créer une « forteresse » visuelle qui domine la page de résultats.
- Appliquez une riposte graduée : des optimisations techniques jusqu’à la mise en demeure juridique si nécessaire.
Le choc. Vous tapez le nom de votre entreprise dans Google et, au-dessus de votre propre site patiemment optimisé pour le SEO, trône l’annonce d’un concurrent. Cette situation, frustrante et qui semble profondément injuste, est le quotidien de nombreux chefs d’entreprise. Vous vous sentez attaqué sur votre propre territoire, votre nom de marque, et vous avez raison. La première réaction est souvent un mélange de colère et d’impuissance, en se demandant si cette pratique est seulement légale.
La réponse rapide est : oui, dans la plupart des cas, Google autorise un concurrent à enchérir sur votre nom de marque tant que celui-ci n’est pas utilisé dans le texte de l’annonce d’une manière qui prête à confusion. Face à ce constat, les conseils habituels fusent : « améliorez votre SEO », « ignorez-les ». Mais ces réponses passives ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Et si la véritable question n’était pas « comment subir ? » mais « comment fortifier son territoire de marque pour rendre ces attaques inefficaces et coûteuses pour l’adversaire ? ».
Il est temps de passer d’une posture défensive à une stratégie de contre-offensive. Cet article n’est pas un manuel de droit, mais un guide de combat digital. Nous allons disséquer les mécanismes qui font exploser vos coûts, construire votre plan de défense point par point, et établir une feuille de route pour une riposte graduée. L’objectif : reprendre le contrôle total de votre espace de marque et transformer cette menace en une démonstration de force.
Ce guide vous fournira un plan d’action structuré pour analyser la menace, renforcer vos positions et neutraliser les concurrents qui s’aventurent sur votre territoire de marque. Découvrez ci-dessous les stratégies essentielles à mettre en œuvre.
Sommaire : La stratégie complète pour défendre votre nom de marque sur Google
- Pourquoi votre CPC explose et comment savoir qui enchérit contre vous ?
- L’erreur de débutant qui vous fait payer pour des recherches « gratuit » ou « pas cher »
- Faut-il acheter son propre nom de marque si on est déjà premier en SEO ?
- Comment configurer le ciblage géographique pour ne pas payer des clics hors zone ?
- Quelle audience retargeter pour convertir les visiteurs qui ont abandonné au paiement ?
- Pourquoi certains concurrents ont une belle fiche à droite et pas vous ?
- Comment attribuer la vente au bon canal sans léser le SEO au profit du SEA ?
- Comment arrêter de perdre de l’argent sur vos campagnes Ads mal configurées ?
Pourquoi votre CPC explose et comment savoir qui enchérit contre vous ?
Voir son Coût Par Clic (CPC) grimper en flèche sur son propre nom de marque est le premier symptôme d’une attaque concurrentielle. Alors que vous vous attendiez à un coût marginal, vous constatez que chaque clic vous coûte de plus en plus cher, parfois bien au-delà de la moyenne. Pour information, le CPC moyen sur le réseau Search en France se situe généralement entre 1,20€ et 2,50€ pour des mots-clés concurrentiels, mais sur votre marque, il devrait être bien plus bas. Si ce n’est pas le cas, c’est que la demande artificielle créée par vos concurrents fait monter les enchères. Votre première mission est donc d’identifier précisément ces adversaires.
L’outil fondamental pour cette mission de reconnaissance est le rapport sur les insights sur les enchères (Auction Insights) dans votre compte Google Ads. Il ne faut pas le voir comme un simple rapport, mais comme votre radar de surveillance. Accessible depuis le menu « Mots clés », « Groupes d’annonces » ou « Campagnes », il vous montre, pour les mots-clés de votre marque, qui d’autre participe à l’enchère.
L’analyse de ce rapport doit être méthodique. Vous devez distinguer quatre types d’enchérisseurs, chacun nécessitant une riposte adaptée. Le taux de superposition vous indique la fréquence à laquelle l’annonce d’un autre participant a été diffusée en même temps que la vôtre. Un taux élevé signale un concurrent direct. Vous trouverez typiquement :
- Les concurrents directs : Ceux qui vendent un produit ou service similaire. Ce sont vos cibles prioritaires.
- Les revendeurs et distributeurs : Ils ont une légitimité à utiliser votre marque. La stratégie sera collaborative plutôt que conflictuelle.
- Les sites d’information et comparateurs : Ils cherchent à capter du trafic pour le monétiser. Leur présence est souvent neutre, mais peut détourner des ventes.
- Les affiliés : Ils peuvent être des alliés, mais des affiliés « hors-la-loi » peuvent cannibaliser vos efforts.
En segmentant ces données par appareil et par période, vous obtiendrez une cartographie précise du champ de bataille, vous permettant de savoir qui attaque, quand, et sur quel support. Cette connaissance est la première étape indispensable avant de lancer toute contre-offensive.
L’erreur de débutant qui vous fait payer pour des recherches « gratuit » ou « pas cher »
Une fois que vous avez identifié vos adversaires, la seconde étape consiste à colmater les brèches de votre propre forteresse. L’une des erreurs les plus coûteuses est de payer pour un trafic totalement non qualifié. Un chef d’entreprise qui achète sa propre marque veut attirer des clients prêts à acheter, pas des chercheurs d’emploi, des étudiants ou des clients cherchant un support technique. Pourtant, sans une configuration adéquate, vous payez pour des clics issus de requêtes comme « emploi [votre marque] », « avis [votre marque] » ou encore « [votre marque] gratuit ».
La solution est simple, radicale et incroyablement efficace : l’utilisation massive des mots-clés à exclure. Considérez cette fonctionnalité comme le premier bouclier de votre campagne de marque. Elle vous permet d’indiquer à Google les termes de recherche pour lesquels vous ne voulez JAMAIS que votre annonce apparaisse. Une liste de mots-clés négatifs bien construite est un filtre qui ne laisse passer que le trafic à haute intention d’achat.
Pour être immédiatement opérationnel, vous devez construire plusieurs listes thématiques d’exclusion. Voici les catégories indispensables à mettre en place dès aujourd’hui :
- Recherches d’emploi : excluez des termes comme stage, emploi, job, recrutement, CDI, alternance, stagiaire.
- Support et SAV : bloquez les recherches contenant connexion, mot de passe, contact, SAV, assistance, problème.
- Comparaisons négatives : évitez d’apparaître sur arnaque, escroquerie, avis négatif, problème avec.
- Prix bas (si non pertinent) : si vous n’êtes pas positionné sur le bas prix, excluez gratuit, pas cher, occasion, discount, soldes.
- Recherche d’information : filtrez les requêtes de formation avec cours, tutoriel, comment faire, apprendre, PDF, guide.
- Concurrents : vous pouvez même ajouter les noms de vos concurrents pour éviter d’apparaître sur des recherches comparatives qui ne vous favorisent pas.
Cette filtration méticuleuse garantit que chaque euro dépensé sur votre marque sert à attirer un client potentiel, et non un curieux ou un candidat. C’est un travail de nettoyage essentiel qui augmente drastiquement la rentabilité de votre investissement de protection.

Cette image illustre parfaitement le concept de filtrage sélectif : en choisissant délibérément les « couleurs » (termes) que vous souhaitez bloquer, vous affinez la qualité du trafic qui atteint vos annonces. C’est une action chirurgicale qui protège votre budget.
Faut-il acheter son propre nom de marque si on est déjà premier en SEO ?
C’est la question stratégique centrale. « Pourquoi payer pour un clic que j’aurais eu gratuitement grâce à mon excellente position en SEO ? ». La réponse, d’un point de vue combatif, est sans appel : ne pas acheter sa propre marque, c’est laisser un boulevard à ses concurrents. Être premier en SEO est une nécessité, mais cela ne vous protège pas des 1 à 4 emplacements payants situés *au-dessus* de vous. Laisser cet espace vide est une invitation à l’attaque.
Les données montrent que le coût de l’inaction est de plus en plus élevé. Une analyse a révélé que les CPC pour les mots-clés de marque ont augmenté de +27% entre le premier trimestre 2021 et 2022, signe d’une compétition accrue sur ce terrain. Occuper la première position payante en plus de la première position organique n’est pas une redondance, c’est une stratégie de domination de l’espace. Vous maximisez votre « part d’écran » et repoussez mécaniquement les concurrents plus bas sur la page, réduisant leur visibilité.
L’impact sur le taux de clic est considérable, comme le prouve cette analyse comparative :
| Scénario | Taux de clic total (votre marque) |
|---|---|
| SEO seul | 20-30% (15-20% captés par les concurrents) |
| SEO + SEA marque | 35-45% (5-10% captés par les concurrents) |
En combinant SEA et SEO, vous ne vous contentez pas d’additionner les clics : vous créez une synergie qui aspire une part bien plus grande du trafic total, tout en réduisant drastiquement la part laissée aux concurrents. De plus, l’investissement est l’un des plus rentables possibles, comme le souligne un expert Google Ads :
Pour sa propre marque, il est possible d’atteindre un Score de Qualité de 10/10, ce qui rend le CPC extrêmement bas et l’investissement publicitaire l’un des plus rentables de tout le compte.
– Expert Google Ads, PowerTrafic – Guide stratégie marque
En résumé, acheter sa propre marque n’est pas une dépense, c’est un investissement de protection de territoire. C’est le moyen le plus efficace et le plus rentable de construire une première ligne de défense, de solidifier sa présence et de dissuader les attaques.
Comment configurer le ciblage géographique pour ne pas payer des clics hors zone ?
Une défense efficace est une défense précise. Payer pour des clics provenant de régions ou de pays que vous ne desservez pas est un gaspillage pur et simple. La configuration de base du ciblage géographique est une évidence : vous ne devez diffuser vos annonces que dans les zones où se trouvent vos clients potentiels. Mais une stratégie de fortification de marque va plus loin. Elle utilise le ciblage géographique non seulement pour inclure, mais aussi pour exclure de manière stratégique.
L’une des tactiques les plus redoutables est le géo-fencing inversé anti-concurrentiel. Le principe est simple : si vous avez identifié que la plupart des clics de « veille concurrentielle » proviennent d’une zone géographique spécifique (par exemple, autour du siège social de votre principal adversaire), vous pouvez tout simplement exclure cette zone de votre ciblage. Vos vrais clients continueront de voir vos annonces, mais vous cessez de payer pour que votre concurrent puisse cliquer dessus depuis ses bureaux.
Étude de Cas : La stratégie du Géo-fencing inversé
Une entreprise B2B a constaté que des annonces de concurrents apparaissaient sur son nom de marque, pouvant tromper ses clients. Après analyse, elle a réalisé qu’une part importante des clics « suspects » provenait des zones industrielles où étaient basés ses trois principaux rivaux. En appliquant une stratégie de géo-fencing inversé, elle a exclu un rayon de 5 km autour des sièges sociaux de ces concurrents. Le résultat a été immédiat : une réduction de 18% des clics de veille concurrentielle non productifs, générant une économie de 2 300 € par mois tout en conservant une couverture parfaite sur sa véritable clientèle.
Cette approche chirurgicale démontre un changement de mentalité : chaque fonctionnalité de Google Ads doit être pensée comme une arme potentielle dans votre arsenal de défense. Le ciblage géographique n’est pas qu’un outil pour trouver des clients ; c’est un bouclier pour bloquer les nuisances. Assurez-vous que vos campagnes de marque ont un ciblage géographique strict et pensez à utiliser l’exclusion pour neutraliser les zones d’où proviennent les attaques les plus fréquentes.
Quelle audience retargeter pour convertir les visiteurs qui ont abandonné au paiement ?
Protéger son territoire de marque est la première étape. La seconde est de s’assurer que le trafic que vous avez si chèrement acquis (ou protégé) convertit. Un visiteur qui a tapé votre nom de marque a une intention d’achat très élevée. S’il quitte votre site sans acheter, notamment à l’étape du paiement, c’est une occasion en or que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre. Le retargeting (ou remarketing) devient alors votre filet de sécurité.
La question n’est pas de retargeter « tous les visiteurs », ce qui serait coûteux et peu efficace. La stratégie de riposte consiste à se concentrer sur les segments d’audience les plus chauds : ceux qui ont abandonné leur panier et, plus précisément encore, ceux qui ont quitté le site sur la page de paiement. Ces personnes étaient à quelques secondes de devenir clientes. Une simple distraction, une hésitation sur un coût de livraison, et la vente est perdue. C’est cette audience qu’il faut absolument récupérer.
Pour ce faire, vous devez créer des audiences de remarketing spécifiques dans Google Ads et Google Analytics. Segmentez les utilisateurs qui ont visité la page du panier mais pas la page de confirmation de commande. Créez une audience encore plus qualifiée pour ceux qui ont atteint l’URL de la page de paiement. C’est sur ce segment à très haute valeur que vous devez concentrer une partie de votre budget de retargeting, avec des annonces spécifiques : « Finalisez votre commande », « Un problème lors du paiement ? ».
Pour maximiser l’efficacité de ces campagnes de remarketing, Google pousse fortement à l’adoption du « Power Pair » : la combinaison du ciblage en Requête Large (Broad Match) avec les stratégies d’enchères intelligentes (Smart Bidding). Selon Google, les annonceurs qui ont adopté le Power Pair notent en moyenne +27% de conversions à coût égal, par rapport aux campagnes en Expression exacte. En appliquant cette logique à vos campagnes de remarketing sur les abandons de panier, vous laissez l’algorithme trouver le meilleur coût d’acquisition pour récupérer ces clients sur le point de vous échapper.
Pourquoi certains concurrents ont une belle fiche à droite et pas vous ?
La bataille pour votre nom de marque ne se joue pas uniquement dans les liens bleus et les annonces textuelles. Un élément majeur de la page de résultats Google est le « Knowledge Panel », cette grande fiche d’information qui apparaît sur la droite sur ordinateur. Cet encart est normalement réservé à l’entité recherchée. Si, lorsque vous tapez votre nom, la fiche de votre entreprise n’apparaît pas ou, pire, si c’est l’annonce d’un concurrent qui occupe cet espace de premier choix, vous avez un grave problème de visibilité et d’autorité.
Cette fiche est générée à partir de votre profil d’établissement Google (Google Business Profile). Ne pas avoir une fiche optimisée, c’est comme laisser la porte de son ambassade digitale grande ouverte. Un profil complet, riche et actif envoie un signal extrêmement fort à Google : vous êtes l’entité la plus légitime et la plus pertinente pour ce nom de marque. Une fiche bien optimisée agit comme une forteresse visuelle : elle occupe un espace considérable, capte l’attention et repousse naturellement les annonces concurrentes qui pourraient tenter de s’y incruster.

L’optimisation de cette fiche doit devenir une priorité stratégique. Cela va bien au-delà de la simple saisie de votre adresse et de vos horaires. Il s’agit de transformer cette page en un véritable hub de contenu pour votre marque, démontrant votre activité et votre autorité.
Étude de Cas : L’optimisation du Google Business Profile pour dominer la SERP
Antoine, créateur d’une petite entreprise de cosmétiques naturels, a tapé sa marque sur Google et a découvert avec horreur que le premier résultat était une annonce pour un grand concurrent. Sa propre fiche d’établissement était quasi-inexistante. Il a alors lancé un plan d’action : ajout de posts hebdomadaires, création proactive d’une section Q&R avec plus de 20 questions-réponses courantes, et ajout de plus de 50 photos professionnelles de ses produits. En quelques semaines, non seulement sa fiche d’établissement a pris la position dominante à droite de l’écran, repoussant les annonces concurrentes, mais son taux de clic organique a augmenté de 35%.
Ce cas concret le prouve : une fiche Google Business Profile n’est pas un simple annuaire. C’est un outil de communication et de défense. En le nourrissant régulièrement de contenu frais (posts, photos, réponses aux avis, questions/réponses), vous construisez un mur d’autorité que les concurrents auront beaucoup de mal à franchir.
Comment attribuer la vente au bon canal sans léser le SEO au profit du SEA ?
L’un des plus grands freins à l’achat de sa propre marque est la peur de la « cannibalisation ». Le service marketing ou le dirigeant craint que le budget SEA ne vienne « voler » des ventes qui auraient de toute façon été réalisées grâce au SEO. Cette vision est basée sur une erreur fondamentale d’analyse : elle ne prend pas en compte le revenu que le SEA de marque a *protégé* des concurrents.
Pour sortir de ce débat stérile, il faut changer de perspective. Comme le formule brillamment l’expert Andrew Lolk, le calcul du ROI doit être différent pour ce type de campagne :
Le rôle du SEA de marque n’est pas de générer des conversions ‘net new’, mais de les protéger des concurrents. Son ROI doit être calculé en fonction du revenu sauvé, et non généré ex nihilo.
– Andrew Lolk, SavvyRevenue – Brand Bidding Analysis
Le budget alloué n’est donc pas un coût d’acquisition, mais une prime d’assurance contre le vol de clients. Pour le prouver en interne et justifier l’investissement, il existe un protocole de test rigoureux. Il consiste à couper temporairement vos annonces de marque sur une zone géographique limitée pour mesurer l’impact réel et chiffrer la perte.
Plan d’action : Mesurer la valeur protectrice de votre SEA de marque
- Sélectionner une zone test : Choisissez une ou plusieurs régions géographiques représentant 20 à 30% de votre trafic de marque.
- Suspendre les annonces : Coupez entièrement vos campagnes de marque (SEA) dans cette zone test pendant une période de 7 à 14 jours.
- Mesurer l’impact SEO : Analysez l’évolution du trafic SEO de marque dans cette zone. Augmente-t-il pour compenser la perte du SEA ?
- Comparer les conversions totales : Comparez le nombre total de conversions (tous canaux confondus) entre la zone test (sans SEA marque) et une zone de contrôle (avec SEA marque).
- Calculer le coût de protection : Calculez le « coût par conversion protégée » en divisant le budget SEA économisé par le nombre de conversions perdues dans la zone test.
- Documenter la capture concurrente : Analysez, via les rapports d’enchères, quelle part de votre trafic a été captée par les concurrents pendant la suspension.
Ce test factuel mettra en évidence le nombre de ventes que vous perdez réellement au profit de vos concurrents lorsque vous n’occupez pas le terrain payant. Le résultat permet de justifier l’investissement non pas comme une dépense marketing, mais comme un budget de sécurité essentiel à la protection de votre chiffre d’affaires.
À retenir
- Acheter sa propre marque n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique pour occuper l’espace et dissuader les concurrents.
- La défense de votre marque est multicanale : elle combine des campagnes SEA de protection, une fiche Google Business Profile dominante et un SEO solide.
- Le retour sur investissement des campagnes de marque doit être mesuré en « revenu protégé » et non en « revenu généré », changeant ainsi toute la perspective d’analyse.
Comment arrêter de perdre de l’argent sur vos campagnes Ads mal configurées ?
Mettre en place une stratégie de défense, c’est bien. S’assurer qu’elle ne vous coûte pas une fortune en pure perte, c’est mieux. Une campagne de protection de marque, si elle est mal configurée, peut devenir un gouffre financier. L’objectif est d’atteindre une part d’impressions maximale (plus de 95%) pour un coût minimal. Pour cela, un audit régulier de vos paramètres est non négociable. Vous devez vous assurer que la structure de votre compte est optimisée pour la défense de marque.
Le principe fondamental est d’isoler complètement votre campagne de marque de toutes les autres campagnes (génériques, produits, etc.). Cette campagne doit avoir son propre budget, ses propres enchères et ses propres annonces. Ce cloisonnement permet d’atteindre un Quality Score proche de 10/10, ce qui fait chuter le CPC et garantit une rentabilité maximale. Voici une checklist d’audit rapide pour vérifier la santé de votre configuration.
| Point de contrôle | Standard à atteindre | Action corrective |
|---|---|---|
| Quality Score marque | > 9/10 | Optimiser la correspondance annonce/mot-clé/landing page |
| Structure de compte | Campagne marque isolée | Créer une campagne dédiée et y déplacer les mots-clés de marque |
| Extensions d’annonces | Minimum 4 types actifs | Ajouter des liens annexes, des accroches, des extraits de site, etc. |
| Part d’impressions | > 95% en position absolue #1 | Augmenter les enchères ou le budget si nécessaire |
| Mots-clés négatifs | Liste de 50+ exclusions minimum | Analyser les termes de recherche et enrichir la liste en continu |
Enfin, que faire si, malgré toutes ces optimisations, un concurrent s’acharne et utilise votre nom de marque déposée dans le texte de son annonce, créant une confusion manifeste pour l’utilisateur ? C’est ici qu’intervient le dernier niveau de la riposte graduée : l’action juridique. Avant d’engager une procédure longue et coûteuse, une première étape simple et souvent très efficace existe. Une étude montre qu’une mise en demeure par un avocat peut coûter entre 300 et 500€. Ce courrier officiel, rappelant au concurrent ses obligations légales et les risques encourus (action en contrefaçon de marque, concurrence déloyale), suffit dans la grande majorité des cas à le faire cesser ses pratiques. C’est un investissement minime pour économiser des milliers d’euros en clics perdus et protéger l’intégrité de votre marque.
Votre territoire de marque est un actif stratégique. En appliquant ces tactiques de fortification, vous ne faites pas que répondre à une attaque : vous bâtissez une position dominante durable. L’étape suivante est d’auditer vos campagnes pour colmater les brèches et reprendre le contrôle total de votre espace de recherche.